5 conseils pour sortir du burn-out maternel quand on a des enfants en bas âge

En tant que maman, une pression immense est placée sur nos épaules… Les « il faut » et « je dois » s’accumulent et pèsent de plus en plus lourd sur notre quotidien.

“Il faut” être une épouse modèle, douce, attentionnée et patiente. “Il faut” être une maman bienveillante, qui donne une éducation positive axée sur l’autonomie en utilisant la méthode Montessori. “Il faut” faire le pain maison, à la farine bio, parsemé de graines de lin. “Il faut” avoir une maison impeccable, propre, sans un grain de poussière.

C’est seulement lorsqu’on sera parvenu à ces « objectifs » (inatteignables…) qu’on s’autorisera enfin à être fière de soi et pleinement heureuse.

Chaque « je dois » ou « il faut » crée une tension en nous. On n’écoute plus son corps, on se met en mode « machine », pour en faire toujours plus, toujours plus, toujours plus.

Mais nos efforts ne suffisent jamais et on se déconnecte peu à peu de qui on est, tout en se critiquant de plus en plus.

Ce qui mène droit au burn-out…

BURN OUT

  1. Comment différencier le burn-out d’un simple coup de blues, ou déprime passagère ?

Il arrive à toutes les mamans d’avoir un passage à vide, d’être épuisée, de faire une crise de larmes, ou d’avoir ce sentiment de ras le bol. Chaque femme passe par là, et normalement après une bonne nuit de sommeil, ça va mieux.

On parle de burn-out lorsque cet état s’installe et dure. Ce n’est plus “une journée sans” mais un état d’épuisement permanent qui se ressent dès le réveil, et qui se répète jour après jour. On n’a pas envie de sortir du lit. On n’a plus goût à rien, plus de petit plaisir, on ne rit plus. On dort mal, on perd l’appétit. On devient apathique, et une lassitude nous envahit.

On se sent vidé de l’intérieur, comme si on avait trop donné, trop fait, et qu’il ne restait plus rien en nous. Plus d’affection : on croit que le puits de l’amour s’est asséché, et on en vient à ne plus supporter ses enfants. On évite leur contact, on donne moins de câlins et on culpabilise terriblement…

Plus d’affection : on croit que le puits de l’amour s’est asséché, et on en vient à ne plus supporter ses enfants. On évite leur contact, on donne moins de câlins et on culpabilise terriblement…

Ce n’est pas comme ça qu’on imaginait la maternité, ce n’est pas comme ça qu’on imaginait sa vie ! On n’en peut plus du quotidien. On est en mode automatique, l’impression d’être un robot qui cuisine, qui fait le bain aux enfants, qui nettoie derrière eux, mais chaque tâche est très lourde à réaliser.

On s’isole, on se sent seule et incomprise, car si on parle de notre mal-être, on entend « mais de quoi te plains-tu ? Certains n’ont pas la chance d’avoir des enfants, dit El hamdoulileh et soit reconnaissante envers Allah » Alors on s’enferme dans un sentiment de culpabilité, de honte, l’impression d’être une éternelle insatisfaite…

Et puis parlons des réactions disproportionnés…

On n’a plus aucune patience avec les enfants. On rêve de silence et de calme. La moindre broutille peut nous faire sortir de nos gonds. On se retrouve à hurler, crier, ou à fondre en sangloter devant une compote de pommes qui tombe sur le sol de la cuisine. On se sent submergé par la colère, l’hystérie presque, et nos réactions nous font peur. On ne se reconnait plus.

Et du côté spirituel, ce n’est pas mieux… On prie en pilote automatique, on peine à faire les actes d’ adorations. Alors qu’avant on méditait dans la prière, on sentait la proximité d’Allah, aujourd’hui cet éloignement nous ronge le cœur, et augmente profondément notre mal-être…

D’ailleurs peut-être même que cette lourdeur ressentie dès le réveil vient du fait qu’on ne parvient plus à prier le Fajr à l’heure. On est trop épuisé…

Si c’est le cas, voici « 7 Techniques INFAILLIBLES pour vous lever facilement au Fajr et installer des routines qui feront de vous une femme épanouie, organisée et pleine d’énergie!»

  1. Les causes du burn-out :

Perfectionnisme :

Le mieux est l’ennemi du bien. Plus vous cherchez la perfection, à tout contrôler, à ce que votre maison soit immaculée et parfaitement ordonnée, plus vous vous épuisez. En cherchant à être une maman parfaite, vous êtes toujours insatisfaite, et vous vous critiquez sans cesse.

Auto critiques :

Vous vous comparez aux autres, vous vous sentez nulle, vous développez des pensées, des affirmations, des croyances négatives sur vous du type :

« Les autres y arrivent et pas moi, je suis nulle, je suis une mauvaise mère, mes enfants n’ont rien fait pour mériter une mère pareille, mon mari ne me supporte plus, moi même je ne me supporte plus. »

Déconnexion :

Vous n’avez plus le temps pour vous. Vous ne vous écoutez plus. Tout passe avant vous, vous n’avez plus la priorité dans votre propre vie. Vous ne vous offrez plus le temps de vous faire du bien.

Vous vous dites « demain, quand j’aurai plus de temps, je m’occuperai de moi, demain, je ferai du sport, demain, je prendrai des cours de religion, etc. »

Charge mentale :

Vous pensez à tout en même temps, votre esprit ne prend jamais de pause, même la nuit vous avez du mal à dormir. Votre esprit ne vous laisse pas une minute de répit. Vous faites la vaisselle en pensant au plat qu’il faut cuisiner, vous cuisinez, en pensant aux courses à faire, vous faites les courses en gardant l’œil sur les enfants, anxieuse que ça se passe mal…

5 CONSEILS POUR S’EN SORTIR ET RETROUVER LA SERENITE

1) Prise de conscience

Est ce que vous vous reconnaissez dans ses symptômes ? Il est important d’assumer votre état, de sortir du tabou, de la culpabilité. Vous n’êtes pas la seule femme à qui cela arrive, ce n’est pas de votre faute. Et la bonne nouvelle c’est que vous pouvez vous en sortir inchaAllah ! Pour cela, on commence par identifier ce qui se passe et mettre des mots dessus.

Parlez-en a une amie de confiance, ou à une professionnelle.

Prenez la décision de changer, de faire des actions pour aller mieux. C’est votre priorité ! Retrouvez vos forces et engagez vous dans le chemin du bien-être bi idnileh.

2) Soyez dans l’instant présent pendant vos actes d’adorations.

La meilleure façon d’éviter l’anxiété que crée la charge mentale, c’est que votre esprit soit tourné vers l’instant présent. Et le meilleur entraînement, c’est durant les actes d’adorations !

Lâchez prise pendant les prières pour en faire réellement un temps de repos ou l’âme se ressource. Pour cela, quand des pensées vous perturbent, recentrez-vous sur la prière. Ne vous laissez pas embarquer par elles. Si possible, isolez vous dans une pièce calme.

Soyez totalement dans l’instant présent quand vous pratiquez le dikr. Ressentez les émotions que ça vous inspire. Exemple : ressentez la gratitude quand vous dites El hamdoulileh, ressentez la grandeur et la puissance d’Allah quand vous dites « Allahou Akbar ». Soyez focus sur ces sensations. Détendez votre corps, respirez profondément.

D’ailleurs, ce hadith nous apprends les formules de dhikr à répéter contre la fatigue du quotidien :

Ali Rapporte que sa femme Fatima s’est plainte de la fatigue causée par le travail du grain et elle entendit qu’on avait donné au prophète un servant, c’est pourquoi elle alla le voir pour qu’il lui en accorde un (afin de l’aider dans ses travaux), mais il ne répondit pas à sa demande. Elle se rendit donc chez Aicha qui rapporta cela au prophète qui vint nous voir alors que nous étions couchés. Nous nous apprêtions à nous lever, mais il nous dit : » Restez où vous êtes, vous indiquerais-je ce qui est meilleur que ce que vous m’avez demandé ?Lorsque vous aller vous coucher, dites :

Allahou Akbar 34 fois,Al Hamdulilah 33 fois
et Soubhanallah 33 fois.
Cela est meilleur que ce que vous m’avez demandé. » Le Hadith est authentique, il est notamment rapporté par Bukhari et Muslim.

3) Déchargez votre esprit avec la cohérence cardiaque.

Apprenez à remarquer quand vos pensées envahissent votre esprit et vous submergent (vous vous mettez alors à ressasser ou à vous créer une to do list mentale!) faites de la cohérence cardiaque, c’est-à-dire : inspirez sur 5 secondes et gonflez le ventre puis expirez sur 5 secondes et videz le ventre. Faites cela pendant quelques minutes, en étant concentré sur votre respiration et le décompte. Cela va vous aider à revenir dans l’instant présent et à retrouver votre calme.

4) STOP à l’auto critique et valorisez vous !

Chaque pensée négative que vous avez sur vous-même du type « je suis nulle, je suis une mauvaise mère, je n’y arriverai pas » corrigez la à haute voix avec 3 paroles encourageantes et bienveillantes « Tu fais de ton mieux » « je suis fière de toi » « bravo pour tes efforts » « Merci pour tout ce que tu fais chaque jour » . Oui, vous pouvez vous parler comme si c’est quelqu’un d’autre qui vous encourage ! C’est aussi une manière de ne plus attendre (désespérément parfois, il faut bien l’avouer…) les encouragements ou la reconnaissance de son mari.

Vous pouvez même aller plus loin et vous créer chaque soir une « dit it list » (pour changer de la to do list^^) où vous énumérez TOUT ce que vous avez accompli tout au long de la journée. Remerciez-vous et soyez fière de vous.

5) Prenez RDV avec vous-même, chaque matin, au Fajr

Et si vous vous créez une routine anti burn-out ? Et si vous commenciez la journée en pensant à vous en priorité ?

Pour une fois, choisissez de passer un temps de qualité avec vous-même, et faites des actions qui vous donne de l’énergie, qui vous ressource et non pas qui vous vide !

Imaginez : vous vous levez prier le Fajr à l’heure ou le silence règne. Vous savourez ce temps de calme pour vaquer à vos adorations en toute sérénité.

Faites du sport, reprenez votre corps en main : 5 minutes d’étirement peuvent faire la différence, ne vous en privez pas !

Enfin comportez vous avec vous-même comme vous le ferez avec votre meilleure amie. Écoutez-vous, de quoi avez vous besoin ? Qui êtes-vous sans votre casquette de maman, d’épouse ? Reconnectez-vous à la femme que vous êtes, qui se cache au fond de vous, et laissez lui la place de s’ exprimer. Pour cela : il vous suffit d’un stylo et d’un carnet, prenez l’habitude de vous poser cette simple question, qui paraît banale « comment vas tu aujourd’hui ? » Et répondez-y en profondeur, extériorisez vos émotions.

Si vous aussi vous rêvez de créer cette routine, mais que vous êtes trop épuisée quand vous vous levez (voir, vous n’y parvenez pas…) je vous propose de découvrir ici : «7 Techniques INFAILLIBLES pour vous lever facilement au Fajr et installer des routines qui feront de vous une femme épanouie, organisée et pleine d’énergie!»

CONCLUSION

Une maman a naturellement tendance à faire passer sa famille avant elle, tout en oubliant qu’elle est le pilier du foyer, et si le pilier fissure, tout s’écroule !

Donc soyez attentives à vos émotions, vos besoins, pour pouvoir y répondre et vous ressourcez.

Et pourquoi ne pas prendre des vacances quotidiennes ? Chaque jour accordez-vous une pause bien être. 10 minutes suffisent : un chocolat chaud, une tisane, une petite balade en pleine nature, bref oubliez vos soucis et faites vous du bien !

Oumeyma de TheMuslim Mindset

2 commentaires sur “5 conseils pour sortir du burn-out maternel quand on a des enfants en bas âge

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